« Pas ma volonté mais Sa volonté »

Après avoir eu mon Bac en 1998, la première chose qui m’est venue à l’esprit c’est : « Youpi ! j’ai fini l’école pour toujours ! » Bien que mon père aurait souhaité que je m’inscrive à l’université, mon seul désir était de me retrouver sur des planches de théâtre. J’ai donc auditionné et j’ai été prise au conservatoire de Versailles… Cependant, les cours ne duraient que quelques heures par semaine et c’était loin de remplir mes journées. En plus, je manquais beaucoup d’assurance et tout ce que je voulais entreprendre d’un point de vue professionnel me paraissait être une montagne absolument inaccessible – j’étais dans l’incapacité la plus totale de me prendre en main. J’avais peur du monde extérieur et cela m’a emmené à me replier sur moi-même, à passer mes journées à déprimer parce que le décalage entre mes ambitions et la réalité devenait chaque jour plus important.

Lorsque mon père est tombé gravement malade, ma mère, désorientée, a voulu reprendre contact avec une de ses anciennes amies qui avait été hôtesse de l’air avec elle. Ma maman savait que cette amie faisait partie de l’Assemblée Chrétienne de Chaville, l’église partenaire de CTMI.  Viviane, cette ancienne collègue, et son mari nous ont vraiment soutenus pendant ce moment très difficile, et finalement mon père est décédé après avoir remis sa vie entre les mains du Seigneur. Après cela, je passais mes journées à pleurer, ma vie me semblait insupportable et sans but. Ma mère, qui avait accepté Jésus comme son sauveur et Seigneur, m’a proposé de partir à un camp de jeunes au Zimbabwe, organisé par Selborne Park Christian Church, l’église partenaire de CTMI à Bulawayo. Je ne voulais pas passer mes vacances toute seule à déprimer chez moi, alors j’ai accepté.

Ce voyage a bouleversé ma vie ! J’ai vu 300 jeunes chrétiens venant d’églises partenaires de CTMI, du Zimbabwe, de France, du Kenya, et de l’île Maurice, qui vivaient manifestement quelque chose d’extraordinaire avec le Seigneur ce qui me paraissait très étonnant et j’ai eu envie de Le connaître. Je me suis repentie de tout mon cœur et j’ai vraiment eu l’impression de recommencer une nouvelle vie, ce qui était le cas d’ailleurs. A partir de là, je savais que mes rêves de comédienne n’étaient que du vent.

Après le Zimbabwe, je suis partie directement à l’île Maurice parce que je voulais découvrir l’Eglise Chrétienne, dont tout le monde me disait tant de bien. Par la suite, dans ce même pays, je me suis inscrite à l’université en choisissant d’étudier le français (le comble pour une française, d’étudier sa propre langue à l’étranger !). La première année a été difficile parce que je n’avais pas l’habitude d’être séparée de ma famille et je n’étais pas très sociable. Mais ma mère, qui est d’un tempérament généralement inquiet, ne l’était pas du tout car elle savait que Dieu prenait soin de moi comme personne n’aurait pu le faire. Le Seigneur a pourvu car ces chrétiens sont devenus comme une famille pour moi. L’amour de Jésus que je ressentais dans cette église me fascinait, un amour sans conditions qui ne prend pas cas de ma vie passée ni de tous mes complexes. Je pouvais aussi voir ce même amour se manifester chez les personnes autour de moi. Une sœur qui m’est très cher m’encourageait tous les jours avec une patience et une disponibilité qui me dépassait. Cela m’a fait découvrir le cœur de Jésus pour moi.

J’ai commencé à prendre goût aux études ce qui ne m’était jamais arrivé auparavant ! J’ai aussi commencé à donner des cours particuliers, et cela m’a donné envie de devenir enseignante. J’étais moi-même très étonnée par ce désir car je n’avais pas été une élève facile ! Si quelqu’un m’avait dit cela avant que je donne ma vie à Jésus, je l’aurais pris pour un fou. Ça ne pouvait être que le Seigneur qui changeait mon cœur et mes objectifs. J’ai terminé brillamment mon B.A (équivalant à une licence dans le système français) en ayant un « first class » : 1re de ma promotion avec mention bien !

De retour en France, j’ai voulu passer mon CAPES qui est un concours national difficile pour devenir enseignant. Cette année-là, j’ai expérimenté miracles sur miracles. Par exemple, pour l’examen oral le plus important, on m’a donné un texte à commenter… le poème avait été écrit par un protestant du 16e siècle qui parlait de Jésus !!  J’ai obtenu un excellent résultat et je suis aujourd’hui professeur certifié de lettres modernes, moi qui ne voulais surtout pas continuer mes études : gloire à Dieu !

Aujourd’hui, je me suis mariée à l’homme que j’aime et c’est exactement celui dont j’avais besoin pour servir le Seigneur et pour passer le reste de mes jours. Nous bénissons le Seigneur de nous avoir unis pour Sa gloire.

Alors c’est sûr que quand j’entends les accusations sans fondement contre CTMI, je ne peux que trouver cela complètement ridicule. Pour ma part, à partir du moment où j’ai donné ma vie à Jésus, Il a pris soin de moi d’une manière extraordinaire ! Il m’a placée dans l’église dont j’avais besoin pour persévérer dans ma marche chrétienne, et pour grandir en maturité. Il m’a guidé selon Sa volonté et Son plan… Et tout ce que je peux dire, c’est que ça s’est avéré être beaucoup mieux que mes propres plans !!! Aujourd’hui, je suis reconnaissante et fière de faire partie de cette merveilleuse famille qu’est CTMI.

Domitille

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